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Breathwork : libérer les mémoires que le corps garde en silence

breathwork et traumas

Bienvenue sur Respire et relax ! Je suis ravie de vous accueillir dans cet espace pour gérer votre stress. Pour vous remercier de votre visite, je vous offre un guide pour mieux respirer et réduire votre stress

Le breathwork ouvre aujourd’hui une voie pour libérer ce que beaucoup de personnes sentent bloqué dans leur corps, sans toujours pouvoir le nommer précisément. Des tensions récurrentes, une fatigue inexpliquée, des réactions émotionnelles qui semblent disproportionnées face aux situations du quotidien.

Ces manifestations ne témoignent pas de faiblesses personnelles. Elles sont souvent liées à des mémoires corporelles non intégrées, des traces que ton système nerveux a gardées d’expériences passées. Cette approche est puissante parce que la respiration agit là où les mots n’ont pas accès. Dans cet article, tu vas comprendre comment cette pratique corporelle permet de libérer ce que ton corps retient.

Qu’est-ce qu’un traumatisme du point de vue du corps ?

Le trauma comme réponse figée

Un traumatisme n’est pas défini par l’événement en lui-même, mais par ce que ton système nerveux n’a pas pu intégrer sur le moment. Cette nuance change la façon de comprendre son vécu. Deux personnes peuvent vivre la même situation et en ressortir différemment selon leur capacité de traitement au moment des faits.

Quand une situation est vécue comme trop intense, trop rapide ou trop menaçante, le corps se met automatiquement en protection. Certaines réponses physiologiques se figent, incomplètes. L’énergie mobilisée pour fuir ou combattre reste coincée dans les tissus, attendant de pouvoir se compléter. 

Cette charge reste stockée dans le corps sous forme de tensions musculaires chroniques, de patterns respiratoires limités ou de zones corporelles que l’on ne sent plus vraiment. Le trauma et la respiration sont intimement liés car la respiration se fige souvent au moment du choc.

Quand le mental oublie mais le corps se souvient

breathwork et traumas

Le mental peut oublier les détails d’un événement. Il peut même rationaliser, minimiser ou mettre à distance ce qui s’est passé. Mais le corps, lui, garde la trace de l’expérience non intégrée. Cette mémoire somatique continue d’influencer les réactions présentes.

On peut se retrouver en hypervigilance constante sans raison apparente. Le corps réagit à des stimuli que le mental ne reconnaît même pas comme dangereux. Ces mémoires corporelles fonctionnent comme des programmes automatiques qui se déclenchent quand certaines conditions rappellent, même vaguement, le contexte original.

Cette dissociation entre ce que l’on comprend mentalement et ce que l’on vit corporellement crée souvent une grande confusion. On se dit que l’on devait bien aller, mais le corps raconte une autre histoire.

Pourquoi le breathwork devient un outil pour déloger les mémoires traumatiques ?

L’action directe sur le système nerveux

breathwork et système nerveux

Le breathwork agit directement sur le système nerveux autonome, celui qui gère les réponses de survie. En modifiant volontairement notre pattern respiratoire, nous influençons la balance entre notre système sympathique et parasympathique. Cette action ne passe pas par le mental.

La respiration représente le seul processus automatique que l’on peut aussi contrôler consciemment. Ce pont entre le volontaire et l’involontaire en fait un levier thérapeutique unique. On accède directement aux mécanismes qui maintiennent ces tensions dans le corps.

Contrairement aux approches uniquement verbales, la respiration consciente permet de toucher les couches pré-verbales du trauma. Les expériences qui se sont inscrites avant le développement du langage ou dans des moments où la parole était impossible deviennent accessibles par le corps.

Ressentir sans revivre

Une des grandes forces du breathwork réside dans cette capacité : permettre de ressentir sans revivre le trauma. Cette distinction est essentielle pour comprendre comment la libération devient possible en toute sécurité.

Revivre signifierait se replonger dans l’expérience avec la même charge émotionnelle, la même détresse, le même sentiment d’être submergé. Ce processus rétraumatiserait ton système nerveux au lieu de le guérir. Les approches corporelles modernes cherchent justement à éviter cette réactivation.

Ressentir, en revanche, consiste à percevoir les sensations corporelles, les émotions et les mouvements énergétiques liés au trauma, mais depuis un état de présence et de sécurité. On devient l’observateur de ce qui se passe dans le corps plutôt que d’être emporté par l’expérience.

Restaurer un sentiment de sécurité interne

Le trauma fragmenté laisse souvent une sensation d’insécurité profonde. Le système nerveux reste en alerte permanente, cherchant les dangers potentiels partout. Cette hypervigilance épuise les ressources et empêche de se détendre véritablement.

Le breathwork nous ramène progressivement vers un état de sécurité intérieure. En régulant le système nerveux par la respiration, on envoie des signaux clairs au cerveau : ici et maintenant, tu es en sécurité. Cette répétition crée de nouveaux chemins neuronaux.

Le travail en respiration se fait toujours dans un cadre sécurisant où tu gardes le contrôle de l’intensité. On apprend progressivement que le corps peut ressentir sans se faire déborder, que les émotions peuvent circuler sans tout emporter et qu’un nouvel espace peut s’ouvrir.

Le rôle de la respiration dans la libération des mémoires

La respiration comme pont entre conscient et inconscient

La respiration change automatiquement selon notre état émotionnel. Quand on a peur, elle devient courte et haute. Quand on est détendu, elle s’approfondit et ralentit. Cette bidirectionnalité fait de la respiration un pont unique entre le conscient et l’inconscient. 

En travaillant consciemment avec la respiration, on influence directement son état interne. On ne cherche pas à comprendre intellectuellement ce qui s’est passé. Les conditions physiologiques sont créées pour que le corps puisse compléter ce qui était resté inachevé.

La respiration continue utilisée en breathwork diminue progressivement le contrôle mental. Les défenses psychiques s’assouplissent naturellement, sans avoir à les forcer. Cette ouverture permet aux mémoires de remonter à la surface quand le moment est juste.

Ce que ton corps peut enfin compléter

Au moment d’un choc, certaines réponses physiologiques naturelles n’ont pas pu aller jusqu’au bout. On n’a peut-être pas pu fuir, crier, se défendre ou pleurer. Ces mouvements interrompus restent en suspens dans le système nerveux.

breathwork et traumas

Le breathwork crée un espace où ces réponses incomplètes peuvent enfin se terminer. Des tremblements, des pleurs, des mouvements ou des vocalisations peuvent émerger de façon spontanée. Ces expressions ne sont pas contrôlées par le mental : elles émergent naturellement du corps qui se libère.

Ce processus reste toujours naturel et jamais imposé. On ne force rien. On crée simplement les conditions, et l’organisme sait instinctivement ce dont il a besoin pour se réguler. Cette sagesse du corps existe en chacun de nous.

Les empreintes traumatiques et leur transformation

Comprendre les empreintes primaires

Les empreintes traumatiques primaires correspondent à des schémas de survie inscrits très tôt dans ton développement. Ces patterns se forment parfois avant la naissance, durant la vie intra-utérine, ou dans les premières années de vie quand le système nerveux se structure.

Ces empreintes créent des réponses automatiques que l’on reproduit à l’âge adulte sans même s’en rendre compte. On peut systématiquement fuir les conflits, se figer face à l’autorité ou combattre de façon disproportionnée. Ces réactions ne sont pas des choix conscients mais des programmes de survie anciens. 

Le travail sur ces empreintes en breathwork transformationnel permet de les reconnaître d’abord. On prend conscience de ces patterns dans le corps. Ensuite, on peut les traverser en sécurité, les ressentir pleinement et ainsi réinformer le système nerveux qu’il existe d’autres possibilités.

Le processus de réinformation nerveuse

Réinformer le système nerveux signifie lui offrir une nouvelle expérience qui réinforme l’ancien programme. Si l’empreinte dit « le monde est dangereux et je dois me protéger en permanence », le breathwork permet de vivre corporellement que « je peux me détendre et rester en sécurité ».

Cette nouvelle information ne vient pas d’une conviction mentale. Elle s’inscrit dans le corps par l’expérience répétée d’états de détente, de libération et de sécurité durant les séances. Le système nerveux intègre progressivement ces nouvelles données.

Chaque personne vit ce processus à sa manière, selon son rythme et ses besoins propres. Il n’y a pas de chronologie standard ni d’ordre prédéfini dans lequel les mémoires remontent. Le corps suit sa propre logique thérapeutique.

Pourquoi les émotions émergent durant la pratique ?

La sortie du mode survie

Quand le corps sort progressivement du mode survie, les émotions bloquées peuvent enfin remonter à la surface. Durant des années, tu as peut-être maintenu ces émotions à distance pour pouvoir continuer à fonctionner. Cette stratégie t’a protégé mais elle a aussi un coût énergétique. 

Le breathwork crée les conditions physiologiques pour que tu puisses enfin accueillir ces émotions en sécurité. Le système nerveux perçoit qu’il n’est plus en danger immédiat. Il peut donc relâcher ce qu’il gardait enfoui depuis longtemps.

Les tensions musculaires se relâchent, parfois accompagnées de tremblements ou mouvements naturels. Ces tremblements sont le signe que le système nerveux évacue l’énergie figée. Les réactions spontanées qui apparaissent sont des mécanismes d’autorégulation naturels.

Une régulation naturelle, pas une catharsis forcée

Il est important de distinguer la libération naturelle de la catharsis forcée. La catharsis forcée te pousserait à exprimer des émotions de façon intense et dramatique, ce qui peut rétraumatiser plutôt que guérir. Cette approche appartient à d’autres méthodes thérapeutiques qui aujourd’hui peuvent être remises en question.

La régulation naturelle, au contraire, suit le rythme de ton organisme. Les émotions émergent quand ton système se sent prêt. L’intensité reste gérable grâce à l’accompagnement et à ta capacité de doser la profondeur de ta respiration.

Tu peux pleurer, doucement, soupirer profondément ou simplement ressentir des vagues d’émotions qui passent. Ces expressions subtiles sont tout aussi valides et libératrices que les manifestations plus intenses. Chacun a son propre langage corporel.

Sécurité et accompagnement : les fondations essentielles

Un cadre clair et contenant

Le breathwork en contexte traumathérapeutique nécessite absolument un cadre clair et sécurisant. Ce cadre comprend l’espace physique, le temps dédié, les règles de confidentialité et la présence constante du praticien. Ces éléments externes créent la sécurité nécessaire pour le travail interne.

Le praticien explique toujours le processus avant de commencer. Tu sais ce qui va se passer, combien de temps durera la séance et ce que tu peux faire si l’intensité devient trop forte. Cette prévisibilité rassure ton système nerveux.

La présence constante du facilitateur tout au long de la séance crée également un espace de sécurité. Tu n’es pas seul face à ce qui peut émerger. Cette co-régulation nerveuse, le fait que le praticien reste calme et ancré, aide ton propre système à se stabiliser.

La capacité d’ajuster l’intensité

Un accompagnement de qualité en breathwork implique une grande capacité d’ajustement. Le praticien observe finement l’état de la personne et adapte les consignes en temps réel. Il peut proposer de ralentir, de revenir à une respiration normale ou de bouger différemment.

Chacun garde également son propre pouvoir d’ajustement. Personne n’est forcé d’aller plus loin que ce qu’on peut accueillir. On apprend progressivement à doser soi-même la profondeur et l’intensité de la respiration selon ce que l’on ressent.

Cette autonomie dans la pratique construit la confiance. On découvre qu’il est possible d’entrer dans des zones sensibles et d’en ressortir, de traverser un état inconfortable et d’en ressortir transformé. On n’est plus prisonnier de ses états internes : on développe de véritables compétences de régulation.

Pourquoi l’accompagnement professionnel est essentiel?

breathwork accompagnement

Travailler avec des mémoires de traumas par la respiration demande une formation spécifique. Tous les praticiens de breathwork ne sont pas formés à l’accompagnement traumathérapeutique. Cette distinction est importante pour ta sécurité. 

Un praticien formé reconnaît les signes de dissociation, de surcharge ou de réactivation traumatique. Il sait comment intervenir rapidement pour te ramener à la sécurité. Il comprend également les mécanismes du système nerveux et respecte son rythme naturel.

Pour qui cette approche est-elle adaptée ?

Les situations où le breathwork aide particulièrement

Le breathwork s’adresse aux personnes qui ressentent une charge émotionnelle diffuse, des tensions chroniques ou une sensation de déconnexion sans forcément identifier une cause précise. Ce travail respiratoire aide à retrouver un sentiment de sécurité intérieure et une meilleure régulation émotionnelle au quotidien.

Il peut également accompagner les personnes traversant une période de stress intense, de fatigue profonde ou de transition de vie difficile — quand le corps envoie des signaux que les mots ne suffisent pas à traduire.

En revanche, le breathwork ne remplace pas un suivi psychologique ou psychiatrique. Les personnes portant des traumas complexes ou des troubles dissociatifs sont encouragées à travailler en priorité avec un professionnel de santé mentale qualifié. Le breathwork peut alors s’envisager en complément, sur recommandation de leur thérapeute.

En complément d’autres approches

Le breathwork ne remplace pas la thérapie verbale, mais peut la compléter de façon intéressante. Là où la thérapie permet de comprendre et de donner du sens à son histoire, le breathwork travaille à un niveau corporel différent. Ces deux approches peuvent se renforcer mutuellement, chacune à sa manière.

Le massage thérapeutique et le travail corporel bénéficient également de l’ajout du breathwork. Quand ton thérapeute corporel touche une zone chargée, le fait de respirer consciemment facilite la libération. Tu peux découvrir ces approches complémentaires sur osens.ch où différentes pratiques s’articulent pour ton bien-être global.

L’accompagnement psychothérapeutique classique trouve aussi dans le breathwork un allié précieux. Certains contenus ne sont accessibles que par le corps. La respiration ouvre des portes que la parole seule ne peut franchir.

Conclusion

Le breathwork, c’est une porte d’accès aux mémoires corporelles que ton système nerveux garde enfouies. En créant les conditions physiologiques de sécurité, la respiration consciente permet à ton corps de compléter ce qui était resté inachevé.

Cette approche respecte profondément ton rythme et ta capacité d’intégration. Tu ne forces rien, tu ne revivras pas le trauma. Tu crées simplement l’espace pour que ton organisme puisse se réguler naturellement et libérer ce qu’il retient depuis trop longtemps.

Le travail sur les empreintes traumatiques par la respiration demande un accompagnement qualifié et un cadre sécurisant. Avec ces conditions réunies, le breathwork devient un outil transformationnel puissant qui te reconnecte à ton corps, à tes émotions et à ta capacité innée de guérison.

Avec un accompagnement qualifié, le risque de réactivation est minimisé. Le praticien veille à ce que tu restes dans ta fenêtre de tolérance et t'aide à réguler l'intensité. Tu apprends à ressentir sans revivre, ce qui permet la libération sans rétraumatisation.

Il n'existe pas de nombre standard car chaque personne et chaque trauma sont uniques. Certains ressentent des changements dès les premières séances, d'autres ont besoin d'un accompagnement plus long. Le processus se fait par couches successives, respectant ton rythme naturel d'intégration.

Non, il est fortement déconseillé de travailler seul sur le trauma par la respiration. Les mémoires traumatiques nécessitent un cadre contenant et une présence qualifiée pour être traversées en sécurité. Tu peux pratiquer des respirations douces seul, mais le travail profond requiert un accompagnement.

La thérapie verbale travaille sur la compréhension et l'intégration cognitive du trauma. Le breathwork agit directement sur les mémoires corporelles et le système nerveux. Les deux approches sont complémentaires : l'une donne du sens, l'autre libère la charge somatique.

Le breathwork peut aider pour différents types de trauma, des plus récents aux plus anciens. Cependant, certaines situations nécessitent d'abord une stabilisation avant de commencer ce travail. Un praticien qualifié évaluera toujours ta capacité à bénéficier de cette approche selon ton état actuel.

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